Un marquis, littérateur érudit, homme de théâtre, tel un alchimiste diabolique, expérimente sa théorie du théâtre fondée sur l’authenticité absolue et la transgression de la fiction et des conventions du jeu sur une jeune actrice de talent, Gabrielle de Beaumont qu’il a conviée chez lui pour interpréter, dans une représentation unique, sa version de La mort de Socrate.
Le défi du marquis de la transgression de la fiction de la mort au théâtre n’est au fond rien d’autre qu’une mise en scène, savamment réglée, de la mort réelle de l’actrice.
Manipulée par le marquis, Gabrielle se livre à l’expérience. Un jeu macabre qui aboutit à la destruction du théâtre dans une identification totale de la fiction et de la réalité.
La métaphore du théâtre renvoie à la dimension politique et humaine de l’exercice de la violence, de la tyrannie, de l’humiliation, de l’abandon de soi, de la part du jeu dans le quotidien.
